Un week-end bien rempli à Toronto

Première ville du pays en terme de taille, Toronto est un peu le New York Canadien. Même diversité de populations, même concentration de buildings en centre-ville et, surtout, même foisonnement d’activités en tout genre. Ainsi, si je disais il y a peu qu’il était impossible de tout faire à New York en un séjour, un week-end ne suffit pas non plus à explorer Toronto dans son intégralité. Heureusement, rien n’interdit d’y passer plusieurs week-end.

A l’affût de la moindre excuse pour s’y rendre, c’est finalement l’annonce de la venue d’OK Go en ville qui m’a fait me procurer un billet pour le concert. C’est le point de départ : plus question de faire machine arrière, il faut maintenant trouver un moyen de s’y rendre et où y dormir. Toujours à l’image de New York, Toronto est-elle hors de prix ?

Toronto sans se ruiner

Au Canada, pour ce type de trajet, je ne me pose jamais vraiment de question. L’autobus est ce qu’il y a de plus simple et de moins onéreux. Pour New York, j’étais parti avec GreyHound, mais ici, c’est le site de Megabus qui retient mon attention. Un mois à l’avance, je trouve encore un aller-retour pour 40 dollars canadiens, soit un peu plus de 25 euros. Pour ce prix, j’ai même le WiFi et l’accès à des prises électriques. J’en aurais bien besoin pendant les 6 heures de route !

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J’embarque dans le bus à la gare routière de Montréal et profite du trajet. Le WiFi n’est pas toujours très stable mais c’est le seul reproche que j’ai à faire à Megabus avant l’arrivée à la gare de Toronto. Celle-ci est située en pleine ville, pratique si votre hôtel est dans cette zone.

En parlant d’hôtel, ceux de Toronto sont légendairement dispendieux. Plusieurs options s’offraient donc à moi : du couchsurfing en passant par AirBnB jusqu’à la bonne vieille auberge de jeunesse. Au final, j’ai opté pour quelque chose de tout à fait différent puisqu’au gré de mes pérégrinations sur le web, j’étais tombé sur une promotion pour un Super8 dans le quartier chinois de Toronto, non loin du centre.

Je ne connaissais pas la chaîne d’hôtel mais pour 80 euros par nuit pour une chambre double, petit-déjeuner compris, j’étais prêt à tenter l’expérience. Bonne nouvelle en arrivant sur place : l’hôtel étant peu rempli, je suis surclassé.

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Le lendemain, pour manger un morceau à midi, je tomberai sur la Spaghetti Factory et sur sa formule lunch. Si vous êtes près de la Tour CN, ce peut-être une très bonne adresse. Bon marché et avec un décor à couper le souffle, c’était l’autre bonne surprise du week-end, qui s’est révélé bien rempli. Rempli comment justement ?

Un peu de culture Ontarienne

A la sortie de mon hôtel, je me retrouve à nouveau dans le quartier Chinois, particulièrement vivant. Je décide de refaire le chemin qui m’a mené jusque là, mais en profitant cette fois un peu plus du paysage. Les tramways filent dans les rues tandis que je me promène sur les trottoirs. Un bâtiment capte mon regard.

by Steven Harris on Flickr

Tout en longueur, cette structure de verre et de métal est, comme indiqué en toute lettre sur la façade, le Musée des beaux-arts de l’Ontario. C’est à mon sens l’un des deux musées incontournables de la ville, l’autre étant bien sûr le Musée Royal de l’Ontario.

Img_8968Leur point commun ? Aucun des deux n’est gratuit, malheureusement. Mais surtout, il y a leur architecture hors norme. Malgré son allure de diamant brut, j’ignorais que le Musée Royal de l’Ontario était le plus grand du Canada. Il est facile d’y passer plusieurs heures à l’intérieur, où l’on trouve par exemple l’une des collections chinoises les plus importantes du monde et de belles galeries sur l’histoire du Canada et des peuples des premières nations.

Après cette pause culturelle, j’arrive par hasard dans Yonge Street. Pas n’importe quelle rue, puisqu’en plus de traverser Toronto à la manière d’une colonne vertébrale, c’est aussi la rue la plus longue du monde. Je choisis de ne pas la descendre de bout en bout (note au voyageur : toujours connaître ses limites) mais me dirige à l’intersection qu’elle forme avec Dundas Street.

Img_8947Ce Dundas Square mérite une nouvelle comparaison avec New York, puisqu’il s’agit de l’équivalent de Times Square. Avec d’immenses panneaux publicitaires illuminés toute la nuit, des centres commerciaux, des animations… J’y traîne un peu en regardant un show de breakdance avant d’entrer dans le Toronto Eaton Centre, un énorme centre commercial qui se démarque des autres dès l’entrée, avec les très beaux oiseaux de l’artiste Michael Snow qui prennent leur envol sous la verrière.

Après avoir avalé un morceau, je repars de l’autre côté de la ville. Il est temps de faire la file pour assister au concert d’OK Go, du côté du quartier Italien. Pour y arriver, j’ai l’occasion de traverser le marché de Kensington, entre primeurs et boutiques de fripes. Pas le temps de m’y arrêter cependant, et je continue jusqu’à parvenir au Mod Club, où a lieu le concert.

Au bord du lac Ontario

Le lendemain, après avoir profité du petit-déjeuner de l’hôtel (consistant mais pas excellent), je me dirige vers les bords du lac Ontario, dans le quartier du Harbourfront. Il fait bon courir sur les berges du lac ou dorer sur l’une des plages que compte Toronto, mais j’ai d’autres projets. J’ai prévu de m’éloigner un peu du centre-ville et de me rendre sur les îles qui font face à la cité.

Les îles de Toronto sont facilement accessibles par le biais d’un traversier. Le voyage est très rapide ! A peine le temps de monter à bord qu’on est déjà arrivé. Il ne reste plus qu’à partir en exploration. L’été, les îles sont à visiter absolument en famille. On y trouve un petit parc d’attractions, de nombreux animaux et quelques autres activités pour les enfants.

Le parc est très agréable pour se balader et il y a là aussi des plages pour se baigner. Certains louent des vélos, d’autres vont à pied jusqu’au petit phare, il y en a pour tous les goûts. Ces îles sont aussi l’occasion d’avoir un point de vue unique sur la silhouette de Toronto. A ne pas manquer !

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Quelques heures plus tard, un nouveau tour de traversier et me revoilà sur le continent. Où aller à présent ? J’erre jusqu’au quartier de la distillerie à la recherche d’un endroit où manger. Au milieu de ses nombreuses bâtisses de briques rouges, dont certaines sont classées, je tombe sur la Spaghetti Factory… Vous connaissez la suite.

Je passe le reste du début de l’après-midi dans le vieux Toronto, tombe sur le temple du hockey mais sans avoir le temps d’y pénétrer. Il est déjà temps pour moi de retourner vers la gare centrale où m’attend mon autobus.

Vous l’aurez remarqué, je ne suis pas allé du tout à la Tour CN durant ce week-end (même si elle était toujours quelque part dans mon champ de vision) ni à d’autres étapes touristiques importantes de Toronto. Pas de panique, je vous en parlerais très bientôt… le temps d’un autre week-end !

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