Lisbonne : Au parc des nations

Les expositions universelles m’ont toujours fasciné. Peut-être est-ce parce que les frères Lumière ont pour la première fois présenté leur invention à l’une d’entre elles ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai toujours admiré les gens capables d’inventer l’incroyable à partir de rien, allez savoir. Toujours est-il que je trouve quasiment aussi fascinant de me rendre sur les lieux d’anciennes expositions universelles et de voir ce qu’ils sont devenus.

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Plutôt que d’aller à Milan, c’est à Lisbonne que je comptais goûter aux joies de la créativité internationale. En effet, c’est en 1998 que s’est tenue dans la capitale portugaise une exposition sur le thème “L’océan, avenir de l’humanité”. Direction donc le quartier du parc des Nations, ou Parque das Nações pour s’exprimer avec le vocabulaire du crû. On y parvient très facilement en métro (ce n’est pas très loin de l’aéroport) et, surprise, on sort directement sous une gare, conçue par Santiago Calatrava. Pour mémoire, cet architecte me poursuit depuis Liège jusqu’à Barcelone en passant par Malmö. Il est partout. Son style est parfaitement reconnaissable, je vous épargnerai donc une photo inutile (j’avoue, j’ai un peu oublié d’en prendre).

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La gare communique directement avec le centre commercial Vasco de Gama, dont je me rends compte que le nom n’a pas marqué que les esprits à Lisbonne… Mais j’y reviendrai. Pourquoi je mentionne ce centre commercial, somme toute assez banal ? Simplement parce que sur son toit de verre circule constamment un flux d’eau de manière à climatiser l’ensemble du bâtiment. ça n’a l’air de rien comme ça mais c’est du plus bel effet, et c’est symptomatique des efforts mis en place dans le quartier au point de vue architectural. Nous sortons ensuite de là pour nous rapprocher des bords du Tage.

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C’est ici que débute véritablement le site de l’exposition universelle. Tout d’abord, le premier pavillon apparaît (le Pavillon Atlantique, transformé en salle de concert depuis) avec sa forme de soucoupe volante. Jusqu’ici, rien de surprenant. Un peu plus loin, c’est la mascotte de l’exposition qui nous accueille, auquel on adhère ou pas (souvent pas), un vestige de plus de 1998. Enfin, ce qu’on remarque immédiatement, ce sont les téléphériques qui voyagent dans le ciel sur toute la longueur du parc. Nous nous promenons quelques instants aux alentours avant de prendre la direction de l’Aquarium de Lisbonne.

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A l’origine pavillon des Océans, l’Océanarium de Lisbonne est le plus grand aquarium d’Europe. Pas forcément aguicheur de l’extérieur, ça s’améliore une fois à l’intérieur. On entre progressivement dans cette structure d’acier pour rapidement faire face au vif du sujet : des gros poissons ! Bon, il y en a aussi des plus petits, des pingouins, des loutres, mais il faut avouer que le fond de commerce de l’aquarium, ça reste le poisson et que de côté-là, le bassin central fait parfaitement le job. On tourne autour de manière à avoir un point de vue sur ses habitants à 360°. L’aquarium ne déçoit donc pas et fait même particulièrement mouche auprès des enfants. Pour un adulte, c’est tout de même 14 euros l’entrée et ça manque sérieusement de tortues… Bel effort tout de même.

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A la sortie de l’Aquarium, nous nous décidons à emprunter l’un des téléphériques du Parc des Nations. Contrairement à celui de Barcelone qui permet de plus facilement grimper le Montjouic, celui du parc des Nations n’a pas de réelle fonction, sinon de parcourir de bout en bout la zone de l’ancienne exposition universelle. On peut l’emprunter directement derrière l’aquarium. Pour environ 4 euros, on a droit à un trajet de huit minutes dans les airs. Attention, il ne faut pas s’attendre à un manège à sensation. Mais de là-haut, le paysage défile à la lumière d’un soleil déclinant et c’en est presque bucolique.

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Comme un manège, le tour prend fin bien trop vite et notre cabine nous dépose aux pieds de la Tour Vasco de Gama (tiens donc !), l’édifice le plus élevé de la ville. De là, il est très facile de se balader dans les jardins qui bordent le Tage. Comme souvent à Lisbonne, les bords de ce fleuve sont un lieu idéal pour la promenade, entre brise du large et ombre des arbres. Nous terminons la journée en déambulant à partir de là jusqu’au métro, en rencontrant diverses sculptures, fontaines, et autres jardins aménagés.

Indéniablement, on ne va pas au Parc des Nations pour y trouver les meilleurs visites de Lisbonne ni les curiosités touristiques les plus inattendues. Le quartier est très différent du reste de la ville, qui est elle assez traditionnelle, là où le Parc des Nations a cherché à entrer dans le vingt-et-unième siècle de manière moderne et avant gardiste. De fait, l’architecture tranche avec ce qu’il est possible d’observer ailleurs à Lisbonne, mais c’est aussi l’occasion de mettre l’ensemble de la cité en perspective. Le côté cool et agréable des lieux joue aussi, puisqu’on n’y trouve pas autant de touriste que dans un tram 28 par exemple (ceux qui sont aller à Lisbonne comprendront). Et puis, pour les familles, l’Aquarium justifiera à lui seul le déplacement.

Bref, on peux facilement consacrer une demi-journée au Parc des Nations, à se promener dans les vestiges d’une autre époque, à voyager dans le passé en oubliant le temps qui passe…

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