Sortir de Lisbonne : Cascais

Quand on utilise l’avion pour se rendre dans une grande ville, on a bien souvent l’impression qu’on a moins de liberté que si on y était allé en voiture, qu’on y restera bloqué, enfermé, sans possibilité d’en sortir. Bien souvent donc, on a tort et on oublie les transports en commun. A Lisbonne comme ailleurs, ils existent et sont bien pratiques pour circuler à la fois dans la ville et en dehors. Après quelques jours à Lisbonne, nous avons décidé de prendre le train et d’aller voir à quelques kilomètres de là si les portugais étaient aussi sympathiques.

Ce qui nous a attiré à Cascais, c’est d’abord son statut de station balnéaire. Il s’agit d’un village située au bord de l’océan Atlantique et c’est bien entendu sa plage qui lui vaut un beau succès. Pour nous, direction la gare de Cais do Sodré pour emprunter le même train qui nous avait déjà conduit à Belém, mais pour un trajet plus long cette fois : une quarantaine de minutes. Le train s’arrête à bon nombre de petites gares, ce qui n’en fait pas le plus rapide des modes de transport, mais soit. Il a au moins l’avantage de longer la côté, ce qui offre souvent une belle vue sur le littoral.

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Une fois à la gare de Cascais, c’est la découverte de la ville. Attention, il ne faut pas s’attendre à un petit village de pêcheur comme peut l’être Howth en Irlande. Si Cascais n’en est pas si loin en apparences, elle est aussi beaucoup plus touristique. Les principales artères sont pleines de boutiques et de restaurants, au point que les serveurs n’hésitent pas à vous brandir leurs menus sous le nez pour vous décider à choisir le leur. Néanmoins, les rues conservent leur aspect traditionnel, avec ce sol pavé bicolore et ses bâtisses à l’architecture fortement reconnaissable. Est-ce qu’on y perd en authenticité ? Peut-être un peu. Surtout, ce sont les prix qui en prennent un coup, puisque tout paraît plus cher qu’à Lisbonne-même !

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Notre découverte de Cascais nous fait passer sous les palmiers du centre-ville, qui évoquent un mini Beverly Hills pour aboutir devant la mer, au dessus de la plage. Un peu plus haut, les murs de l’ancienne citadelle tiennent encore debout. Autrefois résidence d’été de la famille royale, il est difficile de dire ce à quoi elle sert aujourd’hui. On peut librement accéder à sa cour intérieure, dans laquelle on découvre que tout a été remis à neuf pour accueillir un hôtel, un restaurant et quelques galeries d’art.

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Du passé militaire, il ne reste que peu de traces, sinon quelques canons. En ressortant et en longeant le flanc du fort, nous tombons sur une ouverture dans le mur qui donne accès à différentes salles en piteux état dans lesquelles ont lieu des fouilles, et à une terrasse qui permet d’apprécier autrement la marina. Est-ce que la citadelle est encore en pleine réhabilitation ? Aucune idée, nous n’avons pas poussé assez loin nos investigations. Si vous avez le temps, n’hésitez pas à vous y attarder, encore une fois, l’entrée est gratuite, ce qui plutôt rare de mon expérience à Lisbonne.

Cascais est aussi connue pour ses jardins et nous passons ensuite dans l’un d’eux, le parc Maréchal Cormona. Idéal pour les enfants avec ses différentes aires de jeux, il est aussi très agréable de se promener dans ses allées tortueuses, dans lesquelles gambadent gaiement quelques coqs, canards (voire même des tortues !). Nous échangeons quelques mots en français avec l’un des gardes du parc, qui nous confirme au passage qu’effectivement, les Portugais sont bien des gens particulièrement accueillants.

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Nous nous rendons ensuite à la Paula Rego House of Stories, un musée à l’architecture et à la couleur qui sortent de l’ordinaire. Je voulais y aller par simple curiosité, tant le bâtiment dénote dans le paysage pourtant déjà coloré de Cascais. Nous redescendons ensuite dans la ville en nous perdant dans de petites ruelles. Les touristes sont pour la plupart absents de celles-ci et on apprécie d’autant mieux l’atmosphère calme et paisible qui s’en dégage.

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Après être descendu à nouveau au niveau de la plage, nous repartons vers la gare pour nous arrêter, le temps d’une halte gourmande, chez Santini. Glacier réputé au Portugal, l’artisan originel a laissé place à toute une chaîne d’échoppes dans laquelle vient s’inscrire celle de Cascais. Elle n’a donc rien de particulier, les gens y font la queue comme à la plupart des Santini, et les glaces y sont de toute façon délicieuses.

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Cascais m’a fait une relativement bonne impression, surtout une fois qu’on sort des rues pleines de restaurants. Ses parcs et ses ruelles sont vraiment agréables, la citadelle et son histoire continuent de m’intriguer, et en plus, il y faisait un peu moins chaud qu’à Lisbonne. Restent les quarante minutes de train du retour, durant lesquelles il m’aura été difficile de ne pas m’endormir, hypnotisé par le paysage qui défilait.

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